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Les patineurs les patineuses
Glissent le long des glaces roses
Sur des écrans de symphonie
Ils ondulent au bord de l'amour
Le corps accroché à leur corps
Ils se caressent ils se frôlent
Comme deux cygnes au bord du nord
Quand ils s'embrassent sous les saules
De la Russie à la Norvège
Les patineurs tournent souvent
En s'émoussant dans les arpèges
Sur la musique en souriant
Ils dansent sur les glaces lisses
En se berçant de Saints de glace
Ils dansent sur les glaces lisses
Ils savent arrêter leurs allures
Pour s'aimer tout près des moulins
Ceux de Hollande où les sculptures
S'entourent de neige de petits nains
Le corps accroché à leur «cuisse»,
Ils font l'amour en tournoyant
A la vitesse des hélices
Pour faire danser le firmament
Ils dansent sur les glaces lisses
En se berçant de Saints de glace
Ils dansent sur les glaces lisses
La bise en hiver des fantômes
Gravite au coeur de leurs étoiles
Ils ont le coeur dans les icônes
Quand ils se couchent sur la toile
Un pas de plus dans l'autre monde
Les cristaux leur font des prières
Ils ne s'arrêtent près des tombes
Que pour glisser sur la lumière
Le corps accroché à leurs veines
Ils patinent jusqu'au paradis
Dans l'au-delá où sont les rennes
Qui les ramènent à la vie
Les patineurs les patineuses
Glissent le long des glaces roses
Sur des écrans de symphonie
Ils ondulent au bord de l'amour
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